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Ipamorelin

Un sécrétagogue sélectif de l'hormone de croissance qui, dans les études animales, a libéré de la GH sans l'élévation de l'ACTH et du cortisol observée avec les GHRP plus anciens.

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Dernière mise à jour 16 citations
En bref

Ipamorelin is a small lab-made peptide that nudges the pituitary gland to release more growth hormone. It's popular because it does this cleanly, without raising stress hormones like cortisol. It's often paired with CJC-1295, but it isn't FDA-approved and its long-term benefits for anti-aging or performance have never been proven in people.

Qu'est-ce que Ipamorelin ?

L'ipamoréline est un pentapeptide (cinq acides aminés) qui stimule sélectivement la libération d'hormone de croissance depuis l'hypophyse. Ce qui la rend remarquable, c'est sa sélectivité — dans les études animales d'origine, elle a libéré de la GH sans élever l'ACTH ni le cortisol, contrairement au GHRP-6 et au GHRP-2. Cette sélectivité explique pourquoi elle est considérée comme l'un des peptides les mieux tolérés dans la catégorie de l'hormone de croissance.

Pour quoi Ipamorelin est étudié

L'ipamoréline est étudiée pour l'amélioration de la composition corporelle médiée par la GH, la qualité du sommeil et la récupération, et elle est fréquemment évoquée dans le contexte du stack CJC-1295 + ipamoréline, qui active simultanément les voies des récepteurs de la GHRH et de la ghréline. Les données les plus solides concernent son profil de sélectivité, et elles proviennent de travaux chez l'animal : chez le porc, Raun et al. (1998) ont constaté que le GHRP-6 et le GHRP-2 élevaient l'ACTH et le cortisol en même temps que la GH, alors que l'ipamoréline ne le faisait pas, même à des doses plus de 200 fois supérieures à sa dose efficace pour libérer la GH. Aucun des sécrétagogues de cette étude n'a modifié la prolactine, de sorte qu'elle ne démontre pas de sélectivité vis-à-vis de la prolactine. Les données humaines se limitent à des travaux pharmacocinétiques montrant un pulse unique de GH, proportionnel à la dose. Son unique essai d'efficacité de phase 2, portant sur l'ipamoréline intraveineuse dans l'iléus postopératoire, n'a trouvé aucune différence significative par rapport au placebo (délai jusqu'au premier repas toléré de 25,3 contre 32,6 heures, p = 0,15), le programme n'a pas progressé, et l'ipamoréline n'est approuvée par la FDA pour aucune indication. Les résultats en aval — composition corporelle, gain de masse maigre, amélioration du sommeil, récupération — sont plausibles d'après la pharmacologie GH/IGF-1 mais n'ont jamais été testés dans des essais humains de longue durée avec critères cliniques. Le cadrage honnête : « la plus propre des GHRP par son profil d'effets secondaires, mais sans données définitives d'efficacité clinique pour l'anti-âge ou la performance ».

Libération propre d'hormone de croissance
Modérée70%
Amélioration de la composition corporelle
Émergente50%
Meilleure qualité de sommeil
Émergente50%
Soutien à la récupération
Préliminaire30%

Histoire et découverte

L'ipamoréline a été développée chez Novo Nordisk à la fin des années 1990 et rapportée pour la première fois dans la littérature évaluée par les pairs en 1998 (Raun et al., European Journal of Endocrinology). Elle est issue d'un programme de chimie médicinale visant à améliorer les peptides libérateurs de GH antérieurs (GHRP-6, GHRP-2, hexaréline) en éliminant les effets hormonaux hors cible — en particulier l'élévation du cortisol, de l'ACTH et de la prolactine — qui limitaient les composés plus anciens. Novo Nordisk a criblé une série de pentapeptides et a identifié la séquence Aib-His-D-2-Nal-D-Phe-Lys-NH2 comme conservant un puissant agonisme du récepteur de la ghréline tout en démontrant une sélectivité remarquable : dans les études originales chez le porc, même à des doses plus de 200 fois supérieures à la dose efficace pour libérer la GH, elle n'élevait pas de façon significative l'ACTH ni le cortisol (la prolactine n'a varié avec aucun des sécrétagogues testés). Novo Nordisk a fait progresser l'ipamoréline jusqu'à des essais humains précoces mais ne l'a finalement pas menée vers une indication approuvée ; le composé a ensuite été licencié à Helsinn Therapeutics, qui a mené un essai de preuve de concept de phase 2 de l'ipamoréline intraveineuse dans l'iléus postopératoire (publié en 2014). Celui-ci n'a trouvé aucune différence significative par rapport au placebo (délai jusqu'au premier repas toléré de 25,3 contre 32,6 heures, p = 0,15), et le programme n'est pas passé en phase III. Aucune indication thérapeutique approuvée ne s'est concrétisée. Comme le CJC-1295, l'ipamoréline a migré vers le canal des produits de recherche et des pharmacies de préparation magistrale durant les années 2010, où elle est devenue l'un des peptides les plus discutés dans l'espace de l'optimisation de la GH — en grande partie grâce à la force de son profil de sélectivité et à la réputation de « la plus propre des GHRP » qu'elle a acquise dans la littérature préclinique.

Mécanisme d'action

L'ipamoréline agit en imitant la ghréline, une hormone naturelle de la faim qui déclenche aussi la libération de GH. Cependant, elle est conçue pour être très sélective — elle dit à l'hypophyse de libérer de la GH sans déclencher d'autres réponses hormonales qui pourraient provoquer des effets secondaires indésirables.

L'ipamoréline est un pentapeptide mimétique de la ghréline qui se lie au récepteur GHS-R1a (récepteur du sécrétagogue de l'hormone de croissance) dans l'hypophyse. Contrairement au GHRP-6 et au GHRP-2, elle a libéré de la GH sans augmenter l'ACTH ni le cortisol dans des études chez le porc, même à des doses bien supérieures à sa dose libératrice de GH. Elle agit de manière synergique avec la GHRH, raison pour laquelle elle est couramment associée au CJC-1295. La libération de GH suit une courbe dose-réponse en forme de cloche, et elle préserve le schéma pulsatile naturel de la sécrétion de GH.

Aperçu des preuves

Confiance globale65%

Preuves cliniques humaines

Modérée. Des études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques chez l'humain existent. Des essais cliniques ont démontré une efficacité de libération de GH.

Animal / préclinique

Solide. Profil de sélectivité bien caractérisé dans plusieurs modèles animaux.

Justification mécanistique

Solide. La pharmacologie du récepteur GHS-R1a est bien connue.

Lacunes de recherche et questions ouvertes

Ce que la littérature actuelle n'a pas encore tranché au sujet de Ipamorelin :

  • 01Des données de sécurité et d'efficacité à long terme (>12 mois) chez des adultes sains font défaut — l'ipamoréline n'a aucun programme humain de phase tardive achevé pour aucune indication.
  • 02Il n'a pas été testé directement si le profil de sélectivité supérieur observé en préclinique (sans élévation de l'ACTH ni du cortisol chez le porc) se traduit par une marge de sécurité humaine significativement meilleure par rapport aux GHRP plus anciens dans des essais de longue durée.
  • 03Comparaison clinique directe de la monothérapie par ipamoréline face aux stacks ipamoréline + analogue de la GHRH — l'argument du stack est pharmacologique plutôt que validé par des critères cliniques humains contrôlés.
  • 04La cadence optimale de cyclage face à une posologie continue n'a pas été étudiée ; le risque de tachyphylaxie au niveau du récepteur de la ghréline en cas d'exposition chronique est théorique plutôt que quantifié.
  • 05L'ampleur de l'élévation de l'IGF-1 et le risque en aval de promotion tumorale spécifique à l'ipamoréline n'ont pas été caractérisés en pharmacovigilance humaine à long terme.
  • 06Aucune indication ne dispose de données de phase 3 : le programme dans l'iléus postopératoire a produit un essai de phase 2 négatif, et les données sur la cachexie sont précliniques (un modèle de cisplatine chez le furet).

Formes et administration

L'ipamoréline s'administre par injection sous-cutanée, généralement en soirée avant le coucher pour s'aligner sur les schémas naturels de libération de GH. Les protocoles doivent être déterminés par un professionnel clinique qualifié.

Posologie et protocoles

Les plages ci-dessous reflètent des protocoles couramment évoqués dans la littérature et par les cliniciens — il ne s'agit pas d'une prescription. La posologie réelle pour chaque personne doit être déterminée par un professionnel de santé qualifié qui connaît le patient.

Plage typique

Les protocoles couramment discutés pour l'ipamoréline sont de 200 à 300 mcg par dose, administrés 1 à 3 fois par jour. Les protocoles les plus conservateurs utilisent 200 mcg une fois par jour au coucher ; les protocoles de composition corporelle plus agressifs utilisent 300 mcg trois fois par jour (matin, pré-entraînement ou milieu de journée, coucher). Des doses quotidiennes totales supérieures à ~1 mg produisent des rendements décroissants car la courbe de réponse de la GH est en cloche — des doses uniques plus élevées ne produisent pas une libération de GH proportionnellement plus grande et peuvent décaler la courbe vers le bas.

Fréquence

L'ipamoréline est d'action courte (demi-vie sérique ~2 heures), de sorte qu'une administration fréquente produit plusieurs pulses discrets de GH par jour. La justification standard pour l'associer à un analogue de la GHRH comme le CJC-1295 ou la sermoréline repose sur deux voies de récepteur distinctes : l'ipamoréline agit sur le récepteur ghréline/GHS-R1a des somatotropes, tandis que les analogues de la GHRH agissent sur le récepteur de la GHRH. Combinés, les deux produisent un pulse de GH nettement supérieur à celui de chacun pris isolément — c'est un effet synergique plutôt qu'additif, car le composant GHRH augmente la disponibilité des somatotropes tandis que le composant GHRP déclenche la libération. Cette logique à double voie est la base de pratiquement tous les protocoles « ipamoréline + CJC » en circulation.

Considérations de moment

Moment de la journée

L'heure du coucher est la fenêtre la plus courante, alignée sur le pulse nocturne naturel de GH ; les protocoles multidoses ajoutent généralement une dose matinale à jeun et une dose pré-entraînement.

Par rapport aux repas

À jeun — au moins 30 minutes avant de manger et 2+ heures après un repas. L'insuline élevée et les acides aminés circulants atténuent substantiellement la libération de GH, de sorte que le moment des repas affecte directement l'amplitude du pulse.

Par rapport à l'exercice

Indépendant de l'entraînement, bien que certains utilisateurs ajoutent une dose pré-entraînement les jours d'entraînement pour un pulse de GH supplémentaire autour de l'exercice.

Durée du cycle

Les protocoles couramment discutés durent 8 à 12 semaines, suivies d'une période d'arrêt de 4 semaines. L'usage continu est aussi évoqué dans des contextes de bien-être ; la désensibilisation hypophysaire est une préoccupation théorique avec l'activation soutenue du récepteur de la ghréline, bien que la sélectivité de l'ipamoréline et son occupation de récepteur relativement courte rendent la tachyphylaxie moins documentée qu'avec les GHRP plus anciens. Aucun essai chez l'humain n'a comparé directement la posologie continue à la posologie cyclique.

Notes de protocole

L'ipamoréline est fournie sous forme de poudre lyophilisée — généralement 2 mg ou 5 mg par flacon — reconstituée dans de l'eau bactériostatique. Un flacon de 5 mg dans 2 mL d'eau BAC donne 2 500 mcg/mL, de sorte que 250 mcg équivalent à environ 0,1 mL ou 10 unités sur une seringue à insuline. L'injection sous-cutanée dans le pannicule adipeux abdominal est la voie standard. Comme l'ipamoréline agit sur le récepteur de la ghréline, l'administration sur un estomac relativement vide importe : les acides aminés circulants et l'insuline élevée atténuent la libération de GH, de sorte que la plupart des protocoles préconisent d'injecter au moins 30 minutes avant de manger ou 2+ heures après un repas. La dose au coucher est populaire car elle s'aligne sur le pulse nocturne naturel de GH et peut renforcer le sommeil profond chez les utilisateurs. Lorsqu'elle est associée au CJC-1295 sans DAC ou à la sermoréline, les deux peptides sont généralement aspirés dans la même seringue et injectés ensemble à chaque fenêtre d'administration.

L'ipamoréline n'est approuvée par la FDA pour aucune indication. Les chiffres ci-dessus décrivent des protocoles couramment référencés, et non une prescription. L'usage doit être supervisé par un professionnel clinique qualifié avec une surveillance appropriée de l'IGF-1 et des paramètres métaboliques.

Chronologie des effets

Apparition

Les améliorations de la qualité du sommeil — en particulier un sommeil profond et réparateur plus intense — sont le signal précoce le plus rapporté, souvent dans les 1 à 2 premières semaines d'administration au coucher. Les bénéfices subjectifs de récupération (moins de douleurs post-entraînement, retour plus rapide à l'entraînement) suivent dans une fenêtre similaire. Les changements de composition corporelle — réduction modeste de la masse grasse, préservation ou gain de masse maigre — nécessitent généralement 4 à 8+ semaines d'usage régulier avant de devenir visibles.

Effet maximal

L'IGF-1 sérique augmente progressivement au cours du premier mois d'administration quotidienne et tend à se stabiliser ; l'amplitude du pulse de GH est élevée dès la première dose, mais l'accumulation en aval de l'IGF-1 prend des semaines. Les bénéfices subjectifs se stabilisent le plus souvent autour du troisième mois. La taille d'effet de l'ipamoréline sur l'IGF-1 est généralement modeste comparée au MK-677 ou au CJC-1295 DAC à fortes doses — elle se caractérise davantage par son profil propre d'effets secondaires que par une élévation maximale de l'IGF-1.

Après l'arrêt

La demi-vie courte et l'absence de suppression de la GHRH endogène font que la sécrétion pulsatile endogène de GH revient à la valeur de base en quelques jours après l'arrêt. L'IGF-1 redescend aux niveaux pré-traitement en 2 à 4 semaines. Tout bénéfice accumulé de composition corporelle ou de sommeil s'atténue sur des semaines à des mois, selon la raison sous-jacente du bénéfice (p. ex., l'amélioration du sommeil tend à régresser plus vite que les gains de masse maigre). Aucune thérapie post-cycle n'est requise, car l'ipamoréline ne supprime pas l'axe HPG.

Suivi et mesure

Analyses sanguines et biologiques

  • •IGF-1 (sérique) — marqueur principal de réponse ; le pulse de GH lui-même est trop bref pour être capté de façon fiable lors d'analyses de routine, de sorte que l'IGF-1 est le proxy pratique
  • •Glycémie à jeun et HbA1c — les sécrétagogues de GH peuvent légèrement élever les deux
  • •Bilan lipidique — les changements liés à la graisse viscérale se manifestent d'abord ici
  • •Cortisol et prolactine — on s'attend à ce que le cortisol reste stable sous ipamoréline (elle n'a pas élevé l'ACTH ni le cortisol dans les études animales) ; une hausse nette de l'un ou l'autre évoque un lot non sélectif ou contaminé

Tests fonctionnels et de performance

  • •DEXA — la masse maigre et la graisse viscérale sont les critères qui importent
  • •Tour de taille
  • •Force de préhension (dynamomètre)
  • •Qualité du sommeil nocturne via un objet connecté (Oura, Whoop, Apple Watch) — la profondeur du sommeil est un effet fréquemment rapporté

Quand mesurer

Valeur de base, 6 semaines et 12 semaines en cycle.

Interprétation et notes

Une hausse de l'IGF-1 de 20 à 40 % en 6 à 8 semaines est un signal typique de répondeur. La glycémie à jeun peut grimper de 5 à 15 mg/dL — tolérable, mais si elle dépasse 100 mg/dL ou si l'HbA1c atteint 5,7, il convient de réduire la dose. La caractéristique distinctive de l'ipamoréline est la sélectivité : contrairement au GHRP-6 ou à l'hexaréline, elle ne devrait pas faire bouger le cortisol. Une hausse marquée du cortisol ou de la prolactine sous ipamoréline évoque soit une dose trop élevée, soit un contaminant non sélectif, soit un flacon mal étiqueté — un signal de qualité utile face à un approvisionnement non régulé. Les bilans standard d'IGF-1 et métaboliques sont disponibles en accès direct au consommateur via LabCorp, Quest, Marek Health et Ulta Lab Tests ; interprétez-les avec un clinicien.

Questions fréquentes

Pourquoi l'ipamoréline est-elle considérée comme « plus propre » que d'autres peptides de GH ?

Dans les études d'origine chez le porc, l'ipamoréline a libéré de la GH sans élever l'ACTH ni le cortisol, alors que le GHRP-6 et le GHRP-2 élevaient les deux. Cette sélectivité peut réduire les effets secondaires, bien qu'elle n'ait pas été confirmée par des études humaines à long terme.

Est-elle souvent combinée avec le CJC-1295 ?

Oui. La combinaison CJC-1295/ipamoréline est l'un des appariements de peptides les plus discutés. Le CJC-1295 amplifie le signal de la GHRH tandis que l'ipamoréline apporte le stimulus sécrétagogue de GH.

Pour qui Ipamorelin n'est PAS indiqué

Contre-indications
  • •Cancer actif ou d'apparition récente — l'élévation de la GH et de l'IGF-1 peut accélérer la prolifération de tumeurs existantes ; les cliniciens excluent le cancer actif des protocoles à base de sécrétagogues.
  • •Grossesse — aucune donnée de sécurité chez la femme enceinte ; la caractérisation de la toxicité pour la reproduction est absente.
  • •Allaitement — aucune donnée sur le transfert dans le lait maternel ni sur les effets chez le nourrisson allaité.
  • •Diabète ou insulinorésistance non contrôlée — la GH s'oppose à l'action de l'insuline ; l'effet de l'ipamoréline sur la GH est plus doux que celui du MK-677, mais la surveillance glycémique reste prudente.
  • •Usage pédiatrique hors d'un déficit en GH diagnostiqué — les effets endocriniens liés au développement dus à un usage non surveillé de sécrétagogues sont une préoccupation.
  • •Acromégalie active ou adénome hypophysaire — la stimulation supplémentaire des cellules productrices de GH est contre-indiquée.
  • •Hypertension non contrôlée ou apnée du sommeil modérée à sévère — l'élévation de la GH peut aggraver la rétention de liquides et l'œdème des voies aériennes supérieures, bien que le profil de rétention de liquides plus doux de l'ipamoréline rende cela moins marqué qu'avec la rhGH.
  • •Hypersensibilité connue aux peptides thérapeutiques ou aux excipients des préparations magistrales.

Interactions avec médicaments et compléments

Les interactions médicamenteuses cliniques documentées pour l'ipamoréline sont rares, car il n'existe pas de surveillance post-commercialisation. Les préoccupations théoriques suivent celles de la classe des sécrétagogues de GH. Médicaments régulateurs de la glycémie : l'insuline, les sulfonylurées et les agonistes du GLP-1 peuvent nécessiter un ajustement de dose à mesure que la GH/IGF-1 augmente, car la GH s'oppose à l'action de l'insuline. L'effet de l'ipamoréline est plus doux que celui du MK-677, mais il n'est pas nul sur des semaines d'usage. Les corticostéroïdes (prednisone, dexaméthasone) atténuent la réactivité des somatotropes et peuvent réduire l'effet libérateur de GH de l'ipamoréline au niveau hypophysaire. Le statut thyroïdien importe — une hypothyroïdie non corrigée réduit la réponse de la GH. Les analogues de la somatostatine (octréotide, lanréotide) antagonisent directement la libération de GH et s'opposeront pharmacologiquement à l'ipamoréline. Les opioïdes ont des interactions complexes avec l'axe ghréline/GHS-R — l'usage chronique d'opioïdes peut altérer le tonus de la ghréline et potentiellement moduler la réponse à l'ipamoréline, bien que cela ne soit pas bien caractérisé chez l'humain. Les œstrogènes oraux réduisent la génération hépatique d'IGF-1 et peuvent affecter l'interprétation des analyses d'IGF-1. Les ISRS et d'autres agents sérotoninergiques ont été impliqués dans la modulation de la voie de la ghréline dans certains travaux précliniques, mais la pertinence clinique spécifique pour l'ipamoréline n'est pas claire. Communiquez tous les médicaments concomitants au clinicien prescripteur.

Profil de sécurité

Informations de sécurité

Effets secondaires courants

Rétention d'eau légèreSensation transitoire de chaleur à la tête après l'injectionAugmentation de l'appétit

Précautions

  • • Non approuvée par la FDA
  • • Doit être surveillée par des analyses sanguines
  • • Non appropriée chez les personnes présentant des cancers actifs

Ce que nous ne savons pas

On ne dispose pas de données de sécurité à long terme provenant de grands essais cliniques. La durée optimale du cycle et les effets à long terme ne sont pas bien établis.

Mythes et idées reçues

Mythe

L'ipamoréline est totalement dépourvue d'effets secondaires parce qu'elle est sélective.

Réalité

Le profil de sélectivité (pas d'élévation significative de l'ACTH ni du cortisol dans les études d'origine chez le porc) est réel et documenté en préclinique — c'est ce qui la distingue du GHRP-6 et du GHRP-2. Mais elle élève quand même l'IGF-1, provoque toujours une légère rétention de liquides et une augmentation de l'appétit chez certains utilisateurs, et comporte toujours les préoccupations théoriques médiées par l'IGF-1 quant à la promotion tumorale. « Propre par rapport aux autres GHRP » n'est pas « propre dans l'absolu ».

Mythe

L'ipamoréline est approuvée par la FDA pour l'anti-âge.

Réalité

L'ipamoréline n'est approuvée par la FDA pour aucune indication. Son unique essai d'efficacité de phase 2 (ipamoréline intraveineuse dans l'iléus postopératoire) n'a trouvé aucun bénéfice significatif par rapport au placebo, et les données sur la cachexie sont précliniques. Le PCAC a voté à 0 contre 12 contre son ajout à la 503A Bulks List en octobre 2024. La FDA a retiré l'acétate d'ipamoréline de la Catégorie 2 503A en avril 2026 après le retrait de ses nominations, mais ce n'est pas une autorisation de préparation magistrale, et elle reste dans la Catégorie 2 503B. Elle ne figurait pas à l'ordre du jour du PCAC de juillet 2026.

Mythe

Le stack CJC-1295 + ipamoréline remplace la HGH tout en évitant ses risques.

Réalité

Le stack préserve la pulsatilité physiologique mieux que l'administration plate de rhGH exogène, ce qui atténue plausiblement certains effets secondaires comme l'œdème et les symptômes du canal carpien. Mais l'effecteur en aval — l'IGF-1 — relève de la même voie, et les préoccupations théoriques à long terme liées à l'élévation soutenue de l'IGF-1 s'appliquent aussi au stack. Ce sont des « effets de type HGH par un mécanisme différent », et non une catégorie de risque fondamentalement différente.

Mythe

L'ipamoréline n'apparaît pas à un contrôle antidopage.

Réalité

Les laboratoires accrédités par l'AMA disposent de méthodes LC-MS/MS pour détecter l'ipamoréline et ses métabolites dans l'urine. Elle est expressément citée dans la section S2.2.4 (sécrétagogues de l'hormone de croissance) et interdite en permanence. Des athlètes ont été sanctionnés.

Mythe

L'ipamoréline fonctionne quel que soit le moment où vous la dosez — les repas n'ont pas d'importance.

Réalité

L'ipamoréline agit sur le récepteur de la ghréline, et la réponse de la GH est substantiellement atténuée par l'insuline élevée et les acides aminés circulants. Doser sur un estomac relativement vide (≥30 min avant de manger, ou 2+ heures après un repas) affecte de façon significative la taille du pulse de GH. C'est pourquoi la dose au coucher est si courante — elle coïncide à la fois avec l'état à jeun et avec le pulse nocturne naturel de GH.

Recherche publiée

16 études

Injectable Peptides in Sports Medicine: A Structured Narrative Review of Evidence, Safety, and Antidoping Implications (JBJS Rev, 2026)

ReviewPMID: 42160466

The growth hormone secretagogue receptor 1a agonists, anamorelin and ipamorelin, inhibit cisplatin-induced weight loss in ferrets: Anamorelin also exhibits anti-emetic effects via a central mechanism

PreclinicalPMID: 39043357

The influence of ghrelin agonist ipamorelin acetate on the hypothalamic-pituitary-testicular axis in a cichlid fish, Oreochromis mossambicus

PreclinicalPMID: 38996787

Determination of growth hormone releasing peptides metabolites in human urine after nasal administration of GHRP-1, GHRP-2, GHRP-6, Hexarelin, and Ipamorelin

The primary support for the page's detection claim, and a human study rather than a preclinical one. Volunteers received each secretagogue intranasally and urine was analysed by LC-MS/MS. Ipamorelin was metabolised extensively, and the ipamorelin (1-4) free acid metabolite remained detectable in urine after the parent compound had cleared — which is why a short half-life offers no protection in anti-doping testing.

Clinical TrialPMID: 25869809

Prospective, randomized, controlled, proof-of-concept study of the Ghrelin mimetic ipamorelin for the management of postoperative ileus in bowel resection patients

Phase 2 proof-of-concept RCT (Beck et al., 2014) of intravenous ipamorelin in 117 bowel-resection patients. Time to first tolerated meal was 25.3 vs 32.6 hours with placebo (p=0.15), and there were no significant differences on key or secondary efficacy endpoints. It is the only one of ipamorelin's two completed Phase 2 trials to have been published; the larger 320-patient trial has not reported.

Clinical TrialPMID: 25331030

Efficacy of ipamorelin, a novel ghrelin mimetic, in a rodent model of postoperative ileus

PreclinicalPMID: 19289567

Mechanism of ipamorelin-evoked insulin release from the pancreas of normal and diabetic rats

PreclinicalPMID: 15665799

Influence of chronic treatment with the growth hormone secretagogue Ipamorelin, in young female rats: somatotroph response in vitro

PreclinicalPMID: 12168778

The growth hormone secretagogue ipamorelin counteracts glucocorticoid-induced decrease in bone formation of adult rats

Comparative StudyPMID: 11735244

The GH secretagogues ipamorelin and GH-releasing peptide-6 increase bone mineral content in adult female rats

PreclinicalPMID: 10828840

Pharmacokinetic-pharmacodynamic modeling of ipamorelin, a growth hormone releasing peptide, in human volunteers

Key human PK/PD study (Gobburu et al., 1999): healthy men received 15-minute IV infusions at five dose levels. Ipamorelin showed dose-proportional kinetics and a terminal half-life of about 2 hours, and each dose produced a single GH pulse peaking at about 0.67 hours. Only ipamorelin and GH were measured, so the study does not address selectivity.

Clinical TrialPMID: 10496658

Ipamorelin, a new growth-hormone-releasing peptide, induces longitudinal bone growth in rats

PreclinicalPMID: 10373343

Pharmacokinetic evaluation of ipamorelin and other peptidyl growth hormone secretagogues with emphasis on nasal absorption

Comparative StudyPMID: 9879640

Ipamorelin, the first selective growth hormone secretagogue

Foundational Novo Nordisk paper (Raun et al., 1998). In swine, GHRP-6 and GHRP-2 raised ACTH and cortisol along with GH, while ipamorelin did not, even at doses more than 200-fold above its GH-releasing ED50. None of the secretagogues tested changed FSH, LH, prolactin or TSH, so the study shows ACTH/cortisol selectivity, not prolactin selectivity.

PreclinicalPMID: 9849822

A new series of highly potent growth hormone-releasing peptides derived from ipamorelin

PreclinicalPMID: 9733495

Growth hormone (GH)-releasing peptide stimulates GH release in normal men and acts synergistically with GH-releasing hormone

Bowers et al., JCEM 1990 — the human study every GHRP-plus-GHRH stacking protocol ultimately rests on. In 18 normal men, submaximal doses of GHRP (0.1 and 0.3 mcg/kg) combined with 1 mcg/kg GHRH released GH synergistically rather than additively. The peptide used was His-DTrp-Ala-Trp-DPhe-Lys-NH2, which is GHRP-6, not ipamorelin — the synergy is a class finding that has never been reproduced with ipamorelin in humans. The same study found prolactin and cortisol roughly doubled at the highest GHRP-6 dose.

Clinical TrialPMID: 2108187

Stacks populaires incluant Ipamorelin

Faits rapides

Classe
Sécrétagogue de l'hormone de croissance
Niveau
C
Preuves
Modérée
Sécurité
Données modérées
Mis à jour
nov. 2026
Citations
16PubMed

Également connu sous le nom de

IPA

Étiquettes

Hormone de croissanceComposition corporelleRécupérationSommeil

Familles de peptides

Affections abordées

Score de preuves

Confiance globale65%

Essais cliniques

Voir les essais cliniques

Liens vers ClinicalTrials.gov à titre de référence. Leur présence n'implique aucune recommandation.